Bayrou, se terminant par une syllabe ouverte, se prête facilement à la néologisation, et, de fait, la fabrique tourne à plein régime : nous avons repéré bayrouiste* pour désigner ses partisans, mais aussi bayroutin (fâcheuse homophonie avec beyrouthin), un rare bayrouin, l’assez péjoratif bayrouesque, et bayroutique (”de cheval”, aurait dit Boby Lapointe). Signalons bayrouisme, pour le corps de doctrine (encore dans les limbes), avec sa variante riche bayrouysme, bayrouisation, avec son verbe : bayrouiser (du premier groupe, comme il se doit : il ne fallait pas s’attendre à bayrouir), dont une variante rarissime est bayrouer, et qui va peut-être se voir concurrencer par le plaisant bayrouter. Evoquons juste en passant les mots formés avec préfixe débayrouiser… . Notons également un hapax ( locution latine ): bayrouissime , et un substantif peu explicite, bayroutage. blog des correcteurs du Monde.fr
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